"Je ne vais pas perdre de temps" : Seixas vise directement un duel avec Pogacar au Tour
Paul Seixas n'a pas encore fait ses débuts dans un grand tour et parle déjà de Tadej Pogacar comme d'un rival qu'il veut "déranger" dès le début du Tour de France. Deux jours après la confirmation de sa présence dans la course, le Français a clairement indiqué dans une interview sur RMC qu'il ne se rendrait pas à Barcelone pour survivre trois semaines ni pour chercher des échappées isolées. Son objectif est le classement général.
Seixas veut se mesurer à Pogacar dès la première semaine du Tour
"Je vise le général, je ne vais pas perdre de temps pendant la première semaine à chercher des étapes", a expliqué le coureur de l'équipe Decathlon CMA CGM. Une déclaration peu habituelle pour un cycliste de 19 ans et encore plus pour quelqu'un qui n'a jamais couru une épreuve de trois semaines.
L'idée de Seixas est de profiter précisément de la partie du Tour qu'il considère la plus favorable pour son profil. Il pense que la première semaine correspond mieux au type d'efforts qu'il maîtrise actuellement et où il peut rester proche des meilleurs avant d'entrer en territoire inconnu. "La première semaine sera un terrain que je connais mieux. Les deux dernières sont une inconnue pour moi", a-t-il reconnu.

RECOMENDADO
Quel est l'origine et l'histoire de la maglia rosa du Giro d'Italia
Giro d'Italia 2026 : étapes, horaires et tout ce que vous devez savoir
Nous avons testé le cuissard Gobik Madison K10 : la qualité du cuissard X en format intégral
Designer de mode et athlète de gravel : cette vidéo est l'exemple parfait de pourquoi cette discipline triomphe parmi tant de gens
«Je ne vais pas nier que je pèse plus que la normale» : Tadej Pogacar explique son changement
Capter des étapes et monter sur le podium : Enric Mas dirige une équipe Movistar ambitieuse pour le Giro d'Italie 2026
Cette analyse correspond assez bien à sa saison. Ses meilleures performances ont eu lieu dans des courses explosives et très intenses, en particulier lors d'efforts de quatre à cinq minutes. C'est là qu'il a été capable de courir au niveau de Pogacar dans des épreuves comme Liège ou Strade Bianche. Le problème change lorsque l'usure s'accumule pendant des jours consécutifs.
C'est pourquoi sa préparation pour le Tour se concentrera maintenant sur un autre type de travail. "J'ai beaucoup travaillé sur les efforts courts, de quatre ou cinq minutes. Maintenant, nous devrons nous concentrer davantage sur les efforts longs et de seuil", a-t-il expliqué. Le Français considère que c'est là que se trouve la marge d'amélioration dont il a besoin pour maintenir son niveau de performance pendant trois semaines et pas seulement lors d'efforts explosifs d'un jour.

Pourtant, il ne diminue pas son discours compétitif. Interrogé directement sur Pogacar, il a évité toute comparaison directe, bien qu'il ait clairement indiqué qu'il veut se mesurer à lui dès le début de la course. "En ce moment, les faits parlent pour lui. Il a pratiquement tout gagné et a déjà quatre Tours. Je ne m'imagine pas me comparer à lui", a-t-il admis avant d'ajouter qu'il essaiera "d'être le plus près possible et de tenter de le déranger même si c'est au début du Tour".
Il a également laissé une réflexion intéressante sur l'approche de l'équipe pour le départ à Barcelone. Le Tour commencera par un contre-la-montre par équipes et Seixas pense que là, des opportunités immédiates peuvent se présenter pour l'équipe Decathlon CMA CGM. "Le premier jour peut nous favoriser beaucoup", a-t-il commenté, laissant même entendre la possibilité de se battre pour le maillot jaune dès le départ.
Lorsqu'on lui a demandé ce qu'il choisirait entre gagner une étape, porter le jaune ou terminer sur le podium à Paris, il n'a pas hésité. "Le podium", a-t-il répondu immédiatement.
L'ambition surprend par l'âge, mais pas par la performance qu'il a montrée cette année. Seixas a déjà gagné le Tour du Pays Basque et la Flèche Wallonne, en plus de terminer deuxième à Strade Bianche et Liège-Bastogne-Liège. Le saut vers le Tour arrive plus tôt que prévu, mais au sein de l'équipe, ils estiment que ses chiffres justifient le mouvement.
La grande question n'est pas de savoir s'il peut suivre le rythme des meilleurs pendant quelques jours. Cela, il l'a déjà prouvé. Le doute réside dans la façon dont il répondra lorsque le Tour entrera dans la troisième semaine et que l'usure commencera à faire la différence plus que l'explosivité.