“Je ne serais pas ici si je ne pensais pas que je peux gagner” : Evenepoel ne se cache pas avant Flandre
Remco Evenepoel fera ses débuts ce dimanche au Tour des Flandres avec un mélange d'ambition et de réalisme. Le Belge, qui a essayé pendant plusieurs saisons d'inclure cette course dans son calendrier, a finalement réussi à s'aligner sur l'une des éditions les plus puissantes de ces dernières années, où il croisera Tadej Pogacar, Mathieu van der Poel, Wout van Aert ou Mads Pedersen.
Evenepoel ne se cache pas pour ses débuts en Flandres et vise la victoire
Sa présence n'est pas le fruit d'une décision improvisée. Dans les déclarations précédant la course, Evenepoel a expliqué qu'il avait déjà insisté pour courir cette classique pendant son passage chez Soudal Quick-Step, mais qu'on lui avait toujours refusé cette option, ce qui contredit les dires de son ancien directeur Lefevere. Cette saison, il l'a clairement fait savoir dès le début au sein de sa nouvelle équipe. “On m'a toujours refusé cela. Cette année, j'ai dit lors des réunions que je courrais soit le Giro, soit le Tour des Flandres. Quand j'ai su que le Giro n'était pas une option, Flandres est entrée dans mon programme. Et je savais qu'ils ne pourraient pas me convaincre du contraire”.
Malgré sa détermination, le champion olympique ne cache pas qu'il part avec un certain désavantage face à ses principaux rivaux, notamment en raison de son manque d'expérience sur le pavé. Il reconnaît le niveau montré par Van der Poel, Pogacar et Van Aert sur ce terrain et place ses options un cran en dessous à cet égard. “Mathieu, Tadej et Wout ont déjà prouvé qu'ils pouvaient gagner ici. Pour moi, ce parcours est nouveau. Ce n'est pas la même chose de s'entraîner que de concourir. En termes de capacités, je peux m'en approcher, mais en raison de mon manque d'expérience, je me place en dessous de cela”.

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Le duel avec Pogacar sera l'un des grands points d'intérêt de la course, notamment à des moments clés comme l'Oude Kwaremont, où le Slovène a construit ses victoires récentes. Evenepoel ne rejette rien, bien qu'il ait une idée claire de son approche. “Nous verrons. Tout dépend de comment je me sens. Mais le mieux que vous puissiez faire est d'attaquer. Il est difficile de dépasser là-bas”. Il rejette également toute forme d'alliance en course. “Non. Tout le monde veut gagner. À la fin, c'est un contre un et c'est le plus fort qui gagne. Ici, il n'y a pas de place pour des alliés”.
Parallèlement, le Belge a également évoqué le bruit médiatique généré par l'annonce tardive de sa participation, une situation qu'il a décidé de gérer en s'éloignant des réseaux sociaux pendant les semaines précédentes. “J'ai délibérément pris une pause des réseaux sociaux pendant les deux dernières semaines avant tout ce tumulte. J'ai pu m'asseoir et profiter de voir comment nous vous avions battus”. Néanmoins, il admet qu'il aurait préféré communiquer sa présence plus tôt et annonce que son calendrier sera beaucoup plus transparent à l'avenir. “J'aurais aimé dire plus tôt que j'allais sortir, mais mercredi était le moment convenu. Je sais que cela ne peut se produire qu'une fois. À partir de l'année prochaine, je donnerai mon programme complet et il n'y aura pas beaucoup de changements”.
Quoi qu'il en soit, Evenepoel ne se rend pas en Flandres uniquement pour apprendre. Son ambition est claire malgré les doutes que suscite ses débuts sur ce terrain. “Je ne serais pas ici si je ne pensais pas que je peux gagner”.