“Chaque semaine vaut un demi-million de plus” : l'équipe de Seixas elle-même est stupéfaite par sa croissance

Route 23/04/26 14:15 Migue A.

Dans le peloton, il y a peu d'histoires qui grandissent aussi vite que celle de Paul Seixas. Et ce qui est le plus frappant, ce n'est pas seulement ce qu'il fait en course, mais aussi comment cela se vit de l'intérieur de son propre équipe.

L'impact de Seixas expliqué par ses coéquipiers

 

Dans une récente interview, le belge Stan Dewulf souligne que même au sein de Decathlon–CMA CGM, ils n'ont pas encore assimilé la dimension du phénomène.

Le saut de Seixas n'a pas suivi une progression logique. Au début de la saison, il y avait déjà de l'intérêt, mais on le voyait encore comme un talent en construction. Tout a changé en quelques semaines. D'abord, il a remporté sa victoire en Algarve, puis ce deuxième place à la Strade Bianche, juste derrière Tadej Pogacar, et à partir de là, l'ascension a été immédiate. Itzulia a confirmé que ce n'était pas un éclair isolé et la Flèche Wallonne a fini de briser toute prévision, le rendant ainsi le plus jeune vainqueur de l'histoire.

“Chaque semaine vaut un demi-million de plus” : l'équipe de Seixas elle-même est stupéfaite par sa croissanceCe contexte explique le ton de surprise que ressent encore Dewulf. Il a été l'un des hommes qui a le plus travaillé pour Seixas tout au long du printemps et, malgré cela, il reconnaît qu'il est difficile d'assumer ce qu'ils voient. “C'est toujours une surprise”, admet-il. “Peut-être moins qu'au début de l'année, mais ce qu'il a fait est difficile à comprendre”. La phrase n'est pas rhétorique. Il parle de quelqu'un qui a gagné à Huy lors de sa première participation, après avoir reconnu la montée à peine deux fois dans sa vie.

Au sein de l'équipe, il n'y a pas de discours de protection ni de croissance à moyen terme. La sensation, comme l'explique le belge, est que depuis le premier moment, ils ont couru pour gagner. “On sentait qu'il était sérieux. Ce n'était pas juste viser un top cinq. Le plan était d'essayer de gagner la course”. Ce changement de mentalité est, en réalité, l'un des indicateurs les plus clairs de la mesure dans laquelle Seixas a altéré la structure de l'équipe en quelques mois.

Mais c'est en dehors de la route que l'on perçoit le plus la magnitude du phénomène. L'exposition médiatique a crû au même rythme que ses résultats et, selon Dewulf, la clé a été de le protéger de cet environnement. “Il y a tellement d'attention que nous essayons de rendre tout plus détendu au sein de l'équipe”, explique-t-il. “Nous formons un groupe, parlons d'autres choses, réduisons la pression”. C'est une façon de compenser un bruit qui, de l'extérieur, n'a cessé d'augmenter.

Parce que le marché s'est déjà activé. L'intérêt de l'UAE Team Emirates est public depuis des semaines, avec Mauro Gianetti reconnaissant même que “avoir Seixas et Pogacar ensemble serait plus qu'un rêve”. Et en parallèle, il y a même eu des lectures qui vont au-delà du sport, avec la figure du président français Emmanuel Macron survolant le débat sur la possibilité que le talent français quitte une structure nationale.

Dewulf n'entre pas dans ce terrain, mais il laisse une phrase qui résume bien la situation actuelle. “Je pense qu'au cours des derniers mois, il est devenu cinq cents mille euros plus cher chaque semaine”. Ce n'est pas un chiffre littéral, mais c'est une façon d'expliquer comment chaque résultat a élevé sa valeur et son impact.

“Chaque semaine vaut un demi-million de plus” : l'équipe de Seixas elle-même est stupéfaite par sa croissance

Ce qui est le plus frappant, c'est que, malgré tout cela, l'image qu'il décrit de Seixas ne correspond pas à celle d'une star médiatique. “Il est calme, très respectueux”, raconte-t-il. “Parfois, il bloque son téléphone et se déconnecte de tout. Il préfère sortir rouler ou se promener plutôt que de lire ce qui se dit de lui”. Dans un environnement où chaque performance multiplie l'attention, cette capacité à s'isoler est devenue l'un de ses plus grands atouts.

C'est pourquoi, au sein de l'équipe, une idée se répète. Ils ne sont pas seulement face à un coureur exceptionnel, mais à quelque chose de peu habituel même pour les standards du WorldTour. Dewulf le résume sans détour : “C'est le genre de cycliste qui apparaît une fois tous les dix ou vingt ans”.

Et peut-être là se trouve la clé de tout. Seixas ne se contente pas de gagner des courses. Il oblige sa propre équipe, et tout le peloton, à réinterpréter ce que l'on peut attendre d'un cycliste de 19 ans.

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