La UCI mettra en place le contrôle par GPS en course : ce n'est qu'une question de temps
La Union Cycliste Internationale (UCI) a fait un pas décisif vers l'implantation progressive de systèmes de suivi GPS pour tous les coureurs en compétition. Selon une information exclusive de Domestique, l'organisme entretient déjà des conversations formelles avec des équipes, des organisateurs et des cyclistes pour définir comment cette technologie sera appliquée.
L'UCI promeut le contrôle GPS obligatoire des cyclistes en course
L'initiative vient directement de la présidence de l'UCI, qui a transmis, par lettre, aux principaux acteurs du peloton professionnel la nécessité de disposer d'un positionnement en temps réel pour tous les coureurs. L'objectif est de réduire les risques dans des situations critiques et de détecter rapidement un cycliste tombé hors du parcours, d'améliorer la gestion de la course et d'agir face aux incidents avant qu'ils ne s'aggravent. Cela rappelle ce qui s'est passé avec la mort de la jeune suisse Muriel Furrer lors des Championnats du Monde de Zurich en 2024.
Mais l'UCI ne souhaite pas imposer une solution technologique précise. L'approche consiste à établir un cadre technique et de protocoles communs dans lequel chaque équipe ou organisateur pourra travailler avec le fournisseur de son choix. Une approche conçue pour éviter les frictions commerciales et favoriser l'adoption.
Le chemin est long. En ce moment, l'UCI recueille des propositions techniques et opérationnelles de tous les acteurs impliqués, avec un délai établi pour présenter des solutions. Ensuite viendra l'évaluation et, si la viabilité est confirmée, la prochaine étape.
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Mais le message de fond semble clair : s'il n'y a pas de consensus, l'organisme n'exclut pas d'imposer le système de manière obligatoire.
Le suivi technologique dans le cyclisme n'est pas nouveau, mais il n'a pas non plus été simple. Le contrôle des données, les intérêts commerciaux et l'autonomie des équipes ont bloqué son avancement pendant des années. L'épisode le plus récent et révélateur a été celui du Tour de Romandie féminin, où un test de suivi a généré des conflits réglementaires qui ont abouti à l'expulsion de plusieurs équipes. Un rappel que le plus grand défi n'est pas la technologie en soi, mais sa régulation.
Alors que l'UCI définit le modèle de l'avenir, il existe des solutions opérationnelles dans le calendrier international. Des plateformes comme celles de Velon intègrent des données en temps réel et des alertes de sécurité lors d'épreuves de premier niveau. La technologie existe et fonctionne. Ce qui manque, c'est de l'harmoniser dans tout le WorldTour et avec la coordination de toutes les parties.
Si cela se consolide, le GPS obligatoire ne sera pas seulement une amélioration de la sécurité, mais changera la façon dont une course est monitorée et gérée de l'intérieur. Le cyclisme entre maintenant dans une phase de débat déterminante, où il sera décidé jusqu'à quel point la technologie fera partie du contrôle du peloton.