"Ce fut une insulte": Bec Henderson défend avec le règlement en main sa critique de la Coupe du Monde en Corée du Sud
La Coupe du Monde XCO de Mona YongPyong continue de laisser des conséquences des jours après sa fin. Ce qui devait être le grand lancement asiatique de la discipline s'est transformé en une course complètement submergée par la boue, avec des coureurs passant plus de temps à courir avec le vélo sur l'épaule qu'à pédaler. Et parmi toutes les critiques qui ont émergé depuis dimanche, l'une des plus percutantes a été celle de Rebecca Henderson.

Henderson défend sa critique de YongPyong en citant le règlement UCI
La coureuse de l'Orbea Fox Factory Team a partagé cette publication sur ses réseaux sociaux après avoir terminé une course remportée par Sina Frei et Dario Lillo, et où sa coéquipière Jennifer Jackson a terminé quatrième.
“Il n'y a pas grand-chose à dire. C'était une blague, mais ce n'était certainement pas drôle”, commençait Henderson. L'Australienne, qui entame sa dix-septième saison en Coupe du Monde, affirmait qu'elle n'avait jamais eu à “marcher plus que pédaler” dans une course de ce niveau.
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“C'était inacceptable. Est-ce que c'était du VTT ? De mon point de vue, c'était une insulte pour tous ceux qui ont investi du temps, des efforts et de l'argent pour être ici. Coureurs, équipes, sponsors et fans qui ont voyagé pour voir du VTT”.

La critique de Henderson visait directement la décision de maintenir le circuit original malgré les conditions extrêmes. À YongPyong, il ne semblait pas qu'un tracé alternatif ait été préparé pour la pluie intense et la boue a fini par rendre une grande partie du parcours pratiquement impraticable.
Cependant, il suffit de voir les réponses à cette publication pour constater que tout le monde ne partageait pas son avis. De nombreux fans ont réduit ses paroles à une simple plainte concernant les conditions, affirmant que la boue et la dureté font partie du VTT et l'accusant d'exagérer.
La réponse de Henderson est arrivée peu après dans une Stories où elle a décidé de s'appuyer directement sur le règlement UCI. L'Australienne a publié une capture de l'article 4.2.017 du règlement de Cross-country, soulignant le texte suivant :
“Le circuit doit être complètement praticable même dans des conditions météorologiques difficiles. Des sections parallèles doivent être fournies dans les zones du parcours susceptibles de se détériorer facilement”.
À côté de l'image, elle a écrit avec ironie : “Merci à tous ceux qui m'avez détruite pour mes opinions sur le week-end dernier”.

Le message change considérablement l'orientation du débat. Henderson ne critique pas simplement le fait qu'il y ait eu de la boue ou des conditions difficiles, quelque chose de courant dans le VTT, mais que le circuit ne respectait pas des minima. Ce n'est pas la première fois que l'on compétitionne dans la boue et pourtant nous avons assisté à des courses passionnantes. Mais cette fois, il semble objectif de dire que le circuit ne respectait pas ce minimum exigé par le règlement.

Le lancement de YongPyong laisse ainsi une discussion inconfortable pour l'UCI et pour les organisateurs. Car une chose est que la boue fasse partie du VTT et une autre très différente est que le circuit ne permette plus de concourir sur le vélo pendant une grande partie de la course.