Entre le sandwich de Nutella et l'altitude, Evenepoel explique sa philosophie pour contrôler son poids tout au long de l'année

Route 29/04/26 13:30 Migue A.

Le contrôle du poids reste l'un des piliers de la performance cycliste, mais Remco Evenepoel a clairement indiqué que la gestion ne passe plus par des formules extrêmes. Dans une interview récente, le champion olympique révèle comment la génétique, la nutrition et la préparation spécifique coexistent sur son chemin vers le poids idéal pour le Tour, avec une vision beaucoup plus nuancée que celle des générations précédentes.

Evenepoel détaille sa méthode pour affiner son poids sans perdre de performance dans le cyclisme actuel

Un des points clés qu'Evenepoel souligne lors de l'interview avec le média belge HLN est sa propre prédisposition physiologique. “J'ai des gènes qui me font prendre du poids facilement,” reconnaît-il, expliquant que sa constitution a tendance à accumuler des kilos si je ne maintiens pas une routine stricte. Même en saison, il décrit un schéma clair de fluctuation qu'il ne considère pas problématique, mais comme une partie du processus. “Fort, mais avec des variations de poids. Si je ne faisais pas de sport et que je mangeais simplement et profitais de la vie, je prendrais rapidement du poids.”

Cette variabilité se traduit par des différences concrètes entre les phases du calendrier. Entre le bloc des classiques et la préparation du Tour, Evenepoel situe la perte autour de trois ou quatre kilos, un chiffre qui a un impact direct sur ses données de performance. “En avril, mes valeurs de trois minutes sont meilleures qu'en été, car je perds aussi un peu de muscle et de puissance absolue.” La nuance est importante. Car affiner le poids, nous savons déjà que ce n'est pas bénéfique pour tous les types de courses et le succès réside dans l'ajustement de l'équilibre entre explosivité et efficacité dans les efforts longs.

Entre le sandwich de Nutella et l'altitude, Evenepoel explique sa philosophie pour contrôler son poids tout au long de l'année

Pour atteindre ce point optimal, le Belge écarte les raccourcis. “Je sais parfaitement ce que je dois faire pour m'en débarrasser et atteindre mon poids le plus bas : un mois de concentration en altitude ou une longue période d'entraînement.” Dans son cas, la différence peut être très visible entre les blocs de la saison. “Lors de la Volta a Catalunya, mon poids était d'un monde de différence par rapport au UAE Tour.” Là se trouve une des clés de sa préparation pour le Tour : il ne s'agit pas seulement de manger moins, mais de enchaîner charge, altitude et volume jusqu'à affiner le corps sans compromettre la performance.

En fait, il insiste sur le fait que le cyclisme actuel a radicalement changé à cet égard. “En course, vous devez maintenir l'équilibre énergétique avec ce que vous dépensez. La charge de glucides rend pratiquement impossible de perdre du poids en compétition. Les temps de Chris Froome, qui perdait du poids dans les dix premiers jours du Tour, sont révolus.” Cette affirmation reflète un changement structurel dans la nutrition du peloton, où la performance immédiate prime sur tout ajustement physique agressif.

Cette approche se comprend mieux en analysant les chiffres de dépense énergétique. Evenepoel parle de journées de 6 000 à 7 000 calories, ce qui oblige à une ingestion élevée même avant de monter sur le vélo. “Pour une course comme Liège, nous pouvons manger des pâtes sans limite, 300 grammes à midi et 400 le soir.” Loin de l'image d'un régime restrictif, le cyclisme de haut niveau exige un approvisionnement constant en énergie.

Entre le sandwich de Nutella et l'altitude, Evenepoel explique sa philosophie pour contrôler son poids tout au long de l'année

Il introduit même des exemples peu conventionnels pour l'illustrer. “Le matin, vous devez manger beaucoup, car pendant la course, il est impossible de tout récupérer. Et comment faites-vous mieux ? En mangeant un sandwich avec de la Nutella…” Une phrase qui résume bien le changement de paradigme dans la nutrition sportive, où la priorité est de couvrir des demandes énergétiques extrêmes.

Cependant, le contrôle reste indispensable en dehors de ce contexte. Evenepoel reconnaît qu'il évite l'alcool, bien qu'il admette d'autres tentations. “M&M's, glaces… Savez-vous ce qui est vraiment bon ? Les Magnum de Lotus Biscoff. Surtout celui au chocolat blanc, même si cela fait longtemps que je ne les ai pas pris.” Un détail qui humanise le discours, mais qui montre aussi que la discipline reste la base.

Dans l'ensemble, son analyse dessine l'évolution du cyclisme moderne où le poids n'est plus géré comme une variable isolée, mais comme partie d'un système où interviennent puissance, récupération et demande énergétique. Trouver cet équilibre, plus que d'atteindre un chiffre concret sur la balance, est ce qui fait la différence dans la lutte pour le général d'un grand tour.

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