La plus longue étape du Tour se termine dans les Vosges : horaires et favoris

Route 17/07/26 10:30 Migue A.

Le Tour de France 2026 abandonne les journées réservées aux sprinteurs et s'engage ce vendredi dans les Vosges avec une étape qui semble conçue pour l'échappée, bien que son profil propose une sélection très différente de l'habitude

Tour de France 2026 : étape 13 | Plus de 200 kilomètres pour trouver l'attaquant le plus complet

Les 205,8 kilomètres entre Dole et Belfort transforment cette treizième journée en la plus longue de toute l'édition et en la seule à dépasser la barre des 200 kilomètres. Cependant, les deux seules ascensions marquant des points se concentrent dans la dernière heure de course.

La combinaison est particulière. Les coureurs devront dépenser une énorme quantité d'énergie pour entrer dans l'échappée sur un terrain majoritairement favorable et, ensuite, conserver suffisamment de force pour surmonter le Ballon d’Alsace et une descente qui pourrait s'avérer encore plus décisive si les prévisions de pluie se réalisent.

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Caractéristiques de l'étape 13 du Tour de France 2026

  • Départ : 13h00 (CEST)
  • Arrivée prévue : entre 17h46 et 18h12 (CEST)
  • Parcours : Dole - Belfort
  • Distance : 205,8 km
  • Ascension totale : 2 363 mètres
  • Type d'étape : moyenne montagne

Une échappée difficile à former et encore plus compliquée à résoudre

Les premiers 150 kilomètres avanceront vers le nord-est sans grands cols permettant aux grimpeurs purs de marquer des différences. Le terrain sera principalement plat ou vallonné, une circonstance qui pourrait prolonger considérablement la bataille pour entrer dans le groupe de tête.

La puissance aura autant d'importance que la capacité à grimper. Des rouleurs comme Filippo Ganna, Mathias Vacek ou Quinn Simmons seront mieux préparés pour répondre aux attaques à grande vitesse, tandis que les coureurs les plus légers devront anticiper ou choisir le moment exact pour ne pas se retrouver bloqués dans le peloton.

L'absence de difficultés pendant une grande partie du parcours pourrait également provoquer une échappée très nombreuse. Si plusieurs équipes parviennent à se faire représenter, l'avantage pourrait croître rapidement car les hommes du général ne voudront guère assumer une poursuite à l'approche de deux journées décisives en montagne.

La seule formation avec un intérêt différent pourrait être Lidl-Trek. Mads Pedersen continue de défendre le maillot vert et aura le sprint intermédiaire de Mélisey à 68 kilomètres de l'arrivée. S'il considère qu'il est possible de surmonter le Ballon d’Alsace, son équipe pourrait tenter de contrôler, bien que maintenir la course groupée pendant plus de 200 kilomètres aurait un coût énorme.

Toute la sélection se concentre dans les derniers 50 kilomètres

Le caractère de l'étape changera complètement à l'arrivée au Col des Croix. Ses 5,1 kilomètres à 4,7 % ne devraient pas décider de la victoire, mais serviront à découvrir quels coureurs ont accusé la fatigue accumulée.

Après une courte descente et un tronçon dans la vallée apparaîtra le Ballon d’Alsace, la véritable frontière entre les candidats et les simples membres de l'échappée. L'ascension présente 8,7 kilomètres à 6,9 %, une pente constante et une longueur suffisante pour que les grimpeurs imposent leur rythme. De plus, elle arrive après plus de 175 kilomètres de course, donc toute faiblesse sera multipliée.

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Le Ballon d’Alsace occupe également une place spéciale dans l'histoire de la course. C'était la première grande montagne gravie par le Tour, en 1905, et elle revient au parcours 121 ans après cette apparition.

Depuis le Ballon d’Alsace, il restera encore environ 30 kilomètres jusqu'à Belfort. Les 12 premiers seront en descente et les 18 restants maintiendront une tendance favorable vers l'arrivée.

Dans des conditions sèches, ce tronçon offrirait aux coureurs les plus puissants l'occasion de récupérer du terrain. Un cycliste qui perd quelques secondes dans l'ascension pourrait se réorganiser, rattraper les grimpeurs et ensuite profiter de sa plus grande vitesse.

Les prévisions météorologiques compliquent ce scénario. Après presque deux semaines de chaleur extrême, des pluies et de possibles orages sont attendus dans les Vosges, avec des températures proches de 25 degrés.

Une descente mouillée augmentera considérablement l'importance de la technique et de la capacité à prendre des risques. Tom Pidcock, Marc Hirschi ou Mathieu van der Poel pourraient compenser de petites pertes dans l'ascension, tandis que toute erreur dans un virage pourrait mettre fin aux chances de victoire.

Les grimpeurs devront ouvrir une différence suffisante avant de couronner. Les rouleurs et spécialistes des classiques tenteront de résister près de la tête, conscients que les kilomètres suivants leur seront à nouveau favorables.

Beaucoup de candidats, mais un profil très concret pour gagner

Tobias Halland Johannessen apparaît parmi les noms les plus complets pour cette journée après avoir frôlé la victoire à Ussel et démontré un excellent état de forme. Richard Carapaz, Alex Baudin, Valentin Paret-Peintre et Kévin Vauquelin disposent de la capacité nécessaire pour sélectionner l'échappée au Ballon d’Alsace, tandis que Tom Pidcock bénéficie d'un avantage supplémentaire dans la descente. Movistar Team peut parier sur Javier Romo, Raúl García Pierna ou Pablo Castrillo, bien que leurs options dépendront de leur capacité à obtenir une représentation dans une échappée qui se formera probablement à grande vitesse. Mathieu van der Poel, Michael Matthews, Filippo Ganna, Marc Hirschi, Mauro Schmid, Quinn Simmons et Mathias Vacek représentent le profil opposé : des coureurs puissants capables d'entrer dans le mouvement initial et de gagner s'ils parviennent à limiter les dégâts dans la dernière montée.

L'étape 13 ne récompensera pas nécessairement le meilleur grimpeur ni le coureur le plus rapide. Le gagnant devra réunir puissance pour entrer dans l'échappée, résistance pour supporter la journée la plus longue du Tour, capacité à surmonter le Ballon d’Alsace et assurance pour affronter une descente potentiellement mouillée.

Après 150 kilomètres d'attente, la course se comprime en à peine une heure d'attaques, de sélection et de risque. Belfort attend le cycliste capable de réaliser toutes ces tâches mieux que quiconque.

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