Van der Poel disparaît après Roubaix, se prépare-t-il pour le VTT ?
Mathieu Van der Poel a complété un printemps solide en résultats mais étrange en sensations. Il a gagné, il a été devant et a de nouveau marqué des différences en course, mais sans conclure sur les grandes scènes. Et, soudain, son calendrier s'est arrêté. Pas d'Ardennes, pas de continuité, pas d'objectifs clairs à venir. Un vide peu habituel qui, plus qu'une pause, commence à ressembler à une décision.
Van der Poel termine le printemps sans autres dates à l'horizon
Après Roubaix, silence compétitif. Aucune autre classique, aucun ajustement immédiat dans son calendrier. Juste du repos, du golf et une incertitude ouverte jusqu'au Tour. Un scénario qui, dans d'autres années, pourrait être interprété comme une transition logique, mais qui s'accorde trop bien avec une idée que Van der Poel lui-même a répétée plus d'une fois : il veut gagner le Championnat du Monde de VTT.
Son printemps 2026 a été court en nombre de jours de compétition, mais intense en résultats. Victoire à l'Omloop, protagonisme au Tirreno-Adriatico et une nouvelle exhibition à l'E3 Saxo Classic. Cependant, dans les Monuments, il reste une sensation différente. Il a concouru au plus haut niveau, mais sans ce besoin de dominer le palmarès que montrent d'autres rivaux.
Cette nuance fait la différence. Contrairement à Tadej Pogacar, Van der Poel ne semble pas structurer sa carrière autour de la complétion des cinq Monuments. Mais cela ne signifie pas qu'il n'ait pas une obsession. C'est simplement une autre.
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À la fin de 2025, il l'expliquait clairement : “Je ne quitterai pas le VTT avant de gagner un Mondial, même s'il est très probable que je n'y parvienne jamais. C'est quelque chose de similaire à ce que Tadej Pogacar ressent pour Flandre ou Roubaix : c'est un défi”.

Un calendrier qui s'accorde trop bien avec le XCO
Van der Poel a déjà tenté d'être champion olympique et mondial de XCO. Il n'y est pas parvenu, mais il a toujours montré une motivation spéciale pour cette discipline. Maintenant, le contexte est différent.
Le vide laissé par son calendrier après le printemps ouvre une fenêtre très concrète. Entre avril et le Tour de France, il y a suffisamment de marge pour introduire une préparation spécifique de VTT sans rompre sa planification sur route. Et ce n'est pas tout. Cela permettrait également de concourir.
C'est là que les dates prennent sens. La Coupe du Monde XCO offre trois arrêts parfaitement intégrables dans ce bloc : Nove Mesto du 2 au 24 mai, Leogang du 11 au 14 juin et Lenzerheide du 19 au 21 juin. Trois scénarios où il pourrait mesurer son niveau réel avant l'été.
Après le Tour, prévu du 4 au 26 juillet, le calendrier continue de s'aligner. Le Mondial de XCO de Val di Sole, du 25 au 30 août, apparaît comme un objectif clair s'il décide de franchir ce pas.
Il n'y a pas de confirmation officielle. Aucun calendrier annoncé. Mais les pièces s'assemblent.
Van der Poel n'a plus besoin de prouver quoi que ce soit sur route. Il a gagné, il a dominé et a marqué une époque dans les classiques. Mais le VTT reste une tâche inachevée. Pas une de plus, mais probablement la seule qui le dérange vraiment.