Freins "instantanés", 110 mm de potence et un dossard avec une histoire : c'est ainsi qu'Adrien Boichis configure son Epic 9
Adrien Boichis est devenu l'un des grands protagonistes de la saison 2026 de la Coupe du Monde de XCO. Le Français de Specialized Factory Racing a définitivement fait le saut parmi les meilleurs coureurs de la catégorie Élite et une bonne partie de ses résultats, il les obtient sur le nouveau Specialized Epic 9, un vélo qu'il a configuré d'une manière très particulière pour l'adapter à ses préférences.

Le Specialized Epic 9 d'Adrien Boichis en détail : potence de 110 mm, guidon de 700 mm et suspensions personnalisées
Le propre Boichis a montré tous les détails de son nouveau Epic 9 et a expliqué certains des réglages qu'il utilise en compétition. Une configuration dans laquelle se distingue une position particulièrement longue sur le vélo, la configuration des suspensions en fonction du circuit et des freins ajustés pour offrir une réponse immédiate.
Une position extrême avec une potence de 110 mm et un guidon de 700 mm
Adrien Boichis utilise un cadre Specialized Epic 9 en taille L, mais l'un des aspects les plus frappants de son vélo se trouve dans son guidon.
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Le Français monte un guidon pratiquement plat de 700 mm de large combiné avec une potence de 110 mm. Une configuration éloignée de la tendance actuelle d'utiliser des potences de plus en plus courtes sur les vélos de XCO. Boichis explique qu'il préfère le guidon plat pour les sensations qu'il obtient lorsqu'il pédale debout :
“Personnellement, je préfère la sensation d'un guidon plat quand je suis hors du siège. Je sens que je peux tirer plus sur le guidon”.
Le choix d'une potence aussi longue répond à son intention d'obtenir une position très étirée sur le vélo. En fait, le coureur reconnaît que, même avec cette configuration, son Epic 9 lui semble toujours court par rapport au vélo de route qu'il utilise habituellement.
Cette recherche d'une position plus longue affecte également la selle. Boichis utilise un modèle très étroit à l'arrière qui lui permet de s'asseoir plus en arrière et d'augmenter le recul effectif.
“J'essaie d'aller le plus long possible sur le vélo. Ainsi, je peux m'asseoir très en arrière sur la selle, avoir un peu plus de recul et utiliser davantage les fessiers et les ischio-jambiers”.
Comment configure-t-il les suspensions ?
Le Specialized Epic 9 d'Adrien Boichis est équipé d'une fourche RockShox SID Ultimate FA dans laquelle il ajuste la pression entre 67 et 73 psi en fonction des caractéristiques du circuit. Il modifie également la progressivité de la fourche en utilisant entre un et deux tokens.
Sur l'amortisseur arrière RockShox SIDLuxe Ultimate FA, Boichis utilise entre 145 et 160 psi et un petit token dans la chambre à air.

Le Français a également expliqué quelques détails de la configuration électronique des suspensions. Habituellement, il utilise un réglage de Bias de +1 et configure des zones de puissance relativement basses, autour de 300, 500 et 700 watts.
L'objectif est d'obtenir que la suspension change rapidement de comportement et que le vélo offre une plateforme ferme pratiquement immédiatement lorsqu'il doit réaliser un sprint ou appliquer beaucoup de puissance sur les pédales.
Freins SRAM Motive avec un toucher extrêmement direct
Un autre des composants qu'Adrien Boichis configure de manière très personnelle sont les freins SRAM Motive. Le Français utilise un disque de 180 mm à l'avant et un autre de 160 mm à l'arrière, mais ce qui est le plus intéressant se trouve dans la position et le toucher des manettes.
Boichis explique qu'il a des doigts très longs et c'est pourquoi il place les manettes assez éloignées du guidon. De plus, il recherche une réponse extrêmement rapide dès le premier moment où il commence à freiner.
“J'aime sentir le freinage dès le début. Je ne veux pas tirer sur la manette, continuer à tirer et attendre que le frein réponde. J'aime qu'il agisse immédiatement et qu'il soit très précis”.
Il place également les manettes assez vers l'intérieur du guidon. Cette position lui permet de déplacer les mains vers le centre pendant les montées et de continuer à actionner les freins confortablement avec les doigts.

Pédales de 170 mm et plateau de jusqu'à 40 dents
Dans la transmission, Boichis maintient une configuration qu'il utilise depuis environ une décennie. Le Français monte des pédales de 170 mm sur tous ses vélos et n'a pas l'intention de changer cette mesure.
“J'utilise 170 mm sur tous mes vélos depuis au moins dix ans. Je change beaucoup d'un vélo à l'autre et je préfère toujours garder la même mesure pour avoir de la cohérence”.
Il utilise habituellement un plateau de 36 dents, bien qu'il puisse l'augmenter jusqu'à 38 ou même 40 dents en fonction du circuit et s'il dispute une épreuve de Short Track.
La transmission est complétée par un cassette 10-52 et un dérailleur arrière SRAM XX Eagle AXS, un composant que Boichis définit comme solide, consistant et fiable.
Le numéro 2, un dossard avec une signification spéciale pour Adrien Boichis
Le vélo comprend également quelques détails personnels. Parmi eux se trouve un petit autobus blanc que Boichis utilise comme amulette et qui, selon lui, il aime regarder avant les départs ou pendant les moments de plus grande souffrance dans les montées.

Mais le détail le plus important est le dossard numéro 2. À Leogang, il a obtenu sa première victoire Élite en Coupe du Monde XCO, le même scénario dans lequel il avait précédemment obtenu sa première victoire en Coupe du Monde U23, et après cette victoire il a pu choisir son dossard et a décidé de garder le numéro 2.
“C'est le numéro avec lequel j'ai gagné ma première Coupe du Monde U23, également à Leogang. De plus, je suis né le 2 janvier et j'aime simplement beaucoup la forme du numéro. Je veux le porter sur mes maillots et concourir avec le numéro 2 tout au long de ma carrière”.
Un choix qui ajoute encore plus de personnalité à une Specialized Epic 9 configurée jusqu'au dernier détail pour l'un des coureurs qui se distingue le plus cette saison dans la Coupe du Monde de XCO.