«Je vais me coucher plus tôt» : Evenepoel change sa routine de sommeil car les contrôles nocturnes continueront et affectent plus d'équipes
La polémique concernant les contrôles antidopage effectués à l'aube sur Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard est loin d'être terminée. Après avoir appris que tous deux ont été réveillés pendant la nuit grâce à une autorisation judiciaire exceptionnelle, de nouvelles informations suggèrent qu'ils n'étaient pas les seuls coureurs soumis à cette procédure et que les contrôles pourraient se poursuivre durant la dernière semaine du Tour de France. Certains cyclistes, comme Evenepoel, prennent déjà des mesures pour assurer leur repos.
Les contrôles antidopage nocturnes s'étendent dans le Tour : plus d'équipes touchées et Evenepoel change sa routine pour dormir plus tôt
Jusqu'à présent, seuls les cas du leader du Tour et de l'alors deuxième au classement général, Jonas Vingegaard, réveillés à 5h00 et à 2h00 du matin, respectivement, étaient connus.
Cependant, Cycling Weekly affirme, citant des sources au fait de l'opération, que au moins deux autres équipes ont été soumises à des contrôles à cinq heures du matin, l'une durant la première semaine et l'autre dans la seconde. Le média britannique ajoute même que le nombre total d'équipes touchées pourrait approcher huit.
Un porte-parole de l'ITA a confirmé au média que, en plus de Pogacar et Vingegaard, “plus d'équipes ont été contrôlées en dehors des horaires habituels”, sans fournir plus de détails sur les coureurs impliqués.
Tout indique que les contrôles continueront jusqu'à Paris
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Loin d'être un épisode isolé, plusieurs sources estiment que ces contrôles continueront à faire l'actualité dans les jours à venir.
L’Équipe a révélé que les contrôles nocturnes ont été autorisés par un juge français, considérant qu'il existait les conditions prévues par la législation, parmi lesquelles “des indices graves et concordants” d'une possible infraction antidopage et un risque de disparition de preuves. Et après la révélation de cette procédure, tout indique que les contrôles nocturnes continueront d'être au centre de l'actualité durant la dernière semaine du Tour, car la stratégie de l'ITA reste pleinement active.
L'agence elle-même avait déjà annoncé avant le début de la course que le plan antidopage du Tour 2026 permettrait de réaliser des contrôles 24 heures sur 24, tant qu'il existe des circonstances justifiées.
Evenepoel a déjà changé sa routine de sommeil
La répercussion de ces contrôles a même atteint des coureurs qui n'ont pas encore reçu de visite nocturne des inspecteurs.
Lors de la journée de repos, Remco Evenepoel a expliqué dans des déclarations recueillies par WielerFlits que, après ce qui s'est passé avec Pogacar et Vingegaard, il a décidé de modifier sa routine pour essayer de minimiser l'impact d'un possible contrôle.

Le Belge a reconnu que cette nuit-là, il a pu se reposer normalement, mais a admis qu'il aborde la dernière semaine différemment.
“J'essaie toujours de me coucher le plus tôt possible, car un contrôle antidopage normal peut également avoir lieu à partir de six heures du matin. C'est déjà assez tôt. Maintenant, cela a été une sorte de prise de conscience, un signal d'alarme. Donc, je vais essayer encore plus de me coucher tôt pour être prêt au cas où on me réveillerait avant l'heure”, a expliqué Evenepoel à WielerFlits.
Une procédure réservée à des cas très spécifiques
Comme nous l'avons déjà expliqué, les contrôles effectués entre 23h00 et 6h00 ne font pas partie de la routine habituelle du cyclisme professionnel, et la réglementation antidopage de l'UCI stipule littéralement que :
“Sauf si le coureur a identifié une plage de soixante minutes entre 23h00 et 6h00 pour être soumis à un contrôle, ou a donné son consentement à cet effet, l'UCI ne réalisera pas de contrôles durant cette période, sauf s'il existe une suspicion sérieuse et spécifique que le coureur puisse être impliqué dans des pratiques de dopage.”
En France, de plus, ces contrôles nécessitent une autorisation judiciaire. Comme l'a révélé L’Équipe, le Code du Sport français exige l'existence de “preuves graves et concordantes” et un risque de disparition de preuves avant d'autoriser une telle action.
Précisément pour cette raison, les spécialistes estiment que ces inspections sont orientées vers la détection de pratiques telles que les microdoses, des substances administrées en très petites quantités qui peuvent disparaître de l'organisme quelques heures après et être beaucoup plus difficiles à localiser par le biais d'un contrôle conventionnel effectué durant la journée.