Mondiaux du contre-la-montre 2026 : parcours, horaires, liens pour regarder gratuitement et favoris ce dimanche à Montréal
Le Championnat du Monde de Cyclisme sur Route 2026 débutera ce dimanche 20 septembre à Montréal et le fera directement avec deux de ses grands titres en jeu. Les contre-la-montre Élite féminine et masculine ouvriront une semaine mondiale qui s'étendra jusqu'au dimanche 27 et les deux se disputeront sur exactement le même parcours : 39,2 kilomètres, 220 mètres de dénivelé positif et un tracé pensé principalement pour maintenir des vitesses très élevées.
Chez les hommes, Remco Evenepoel arrive avec la possibilité de réaliser quelque chose d'inédit. Le Belge a remporté les trois dernières éditions et une quatrième victoire consécutive lui permettrait d'égaler Fabian Cancellara et Tony Martin, tous deux avec quatre titres, en tant que maximum gagnant historique du Mondial de contre-la-montre. Chez les femmes, Marlen Reusser défendra l'arc-en-ciel conquis l'année dernière à Kigali et le fera également sur un parcours qui semble particulièrement favorable à ses caractéristiques.
Championnat du Monde de Contre-la-Montre 2026 : un parcours de pure vitesse à Montréal
Montréal sera le départ et l'arrivée des deux contre-la-montre Élite. Hommes et femmes devront compléter les mêmes 39,2 kilomètres et 220 mètres de dénivelé positif, des chiffres qui contrastent clairement avec le parcours très difficile du Mondial de Kigali 2025.

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Le départ sera situé sur l'Avenue du Parc et de là, les cyclistes mettront le cap vers le fleuve Saint-Laurent. Une bonne partie de la première moitié invite à adopter le plus tôt possible une position aérodynamique et à maintenir la puissance, bien que le parcours urbain introduise suffisamment de changements de direction pour que ce ne soit pas simplement un test de watts.
Un des points les plus reconnaissables arrivera sur l'Île Notre-Dame. La course entrera dans le Circuit Gilles-Villeneuve, scène du Grand Prix du Canada de Formule 1, pour compléter une partie du tracé avant de revenir vers le centre de Montréal.
Le premier point intermédiaire sera situé environ au km 10,5, avant d'atteindre le circuit ; le second arrivera autour du km 21,5 et le troisième, déjà de retour vers le centre de la ville, sur le km 29,5.
Ce sera une contre-la-montre où l'aérodynamisme, la capacité à maintenir la puissance pendant un effort prolongé et le choix des trajectoires auront beaucoup de poids. Mais il y a une dernière particularité qui oblige à garder un peu d'énergie.
L'arrivée se situe à nouveau près de l'Avenue du Parc et les derniers centaines de mètres montent clairement. Le tronçon final atteint environ un 6% de pente sur ses derniers 400 mètres, suffisant pour punir ceux qui arriveront complètement vides après presque 40 kilomètres à intensité maximale.
Données clés du parcours
- Date : dimanche 20 septembre 2026
- Lieu : Montréal, Canada
- Distance : 39,2 km
- Dénivelé positif : 220 m
- Départ : Avenue du Parc
- Arrivée : Parc Jeanne-Mance
- Même parcours pour hommes et femmes
- Profil principalement plat
- Passage par le Circuit Gilles-Villeneuve
- Final ascendant
Horaires du Mondial de Contre-la-Montre 2026 et où le voir
La contre-la-montre féminine sera chargée d'inaugurer officiellement le Mondial. L'organisation fixe son départ à 09:00 heures de Montréal, soit 15:00 en Espagne péninsulaire, tandis que la masculine commencera à 12:45 locales, soit 18:45 en Espagne.
Eurosport commencera sa retransmission quelques minutes avant les départs et proposera intégralement les deux épreuves. Les Mondiaux de Montréal pourront être suivis en Espagne via Eurosport 1 et HBO Max, et pourront également être suivis gratuitement via RTVE.
- Contre-la-montre Élite féminine : dimanche 20 septembre, à partir de 15:00 h VOIR GRATUITEMENT SUR RTVE
- Contre-la-montre Élite masculine : dimanche 20 septembre, à partir de 18:45 h VOIR GRATUITEMENT SUR RTVE
Remco Evenepoel peut faire l'histoire à Montréal
Il y a peu de titres dans le cyclisme actuel avec un dominateur aussi clair que le Mondial de contre-la-montre masculin. Remco Evenepoel a remporté les trois dernières éditions, Glasgow 2023, Zurich 2024 et Kigali 2025, et à Montréal, il peut porter cette série à quatre. Cela signifierait égaler les quatre arcs-en-ciel de Fabian Cancellara et Tony Martin, références actuelles du palmarès historique, mais avec une différence : aucun n'a réussi à enchaîner quatre victoires consécutives.

Et Evenepoel n'arrive pas en se basant uniquement sur son historique. Il a remporté les trois contre-la-montre qu'il a disputées cette saison et arrive au Canada après avoir démontré sa forme avec une victoire au GP de Québec.
Le profil de Montréal lui convient également. Il est suffisamment long pour que les différences aérodynamiques et de puissance apparaissent, mais les changements de direction et la petite montée finale introduisent des éléments sur lesquels le Belge peut également tirer parti.
Filippo Ganna retrouve un Mondial pour spécialistes
S'il existe un parcours qui permet de penser à Filippo Ganna comme principale alternative à Evenepoel, c'est probablement celui-ci. L'Italien a été champion du monde en 2020 et 2021 et a ensuite dû coexister avec l'apparition d'Evenepoel comme grande référence de la spécialité. À Montréal, il trouvera pratiquement le contraire du parcours de Kigali 2025, où il n'a pas participé.
Près de 40 kilomètres, peu de dénivelé et de longs secteurs où maintenir des vitesses très élevées font de l'épreuve canadienne un cadre beaucoup plus approprié pour exploiter l'énorme puissance de l'Italien.
Stefan Küng arrive après avoir gagné la chrono de La Vuelta
L'autre grand spécialiste qui arrive à Montréal avec une référence très récente est Stefan Küng. Le Suisse a remporté la contre-la-montre de 32,1 kilomètres de Jerez lors de l'étape 18 de La Vuelta, dépassant de moins de trois secondes Callum Thornley. Le lendemain, il a abandonné la course pour se concentrer précisément sur sa récupération et sa préparation pour le Mondial. Küng a déjà été deuxième au Mondial de 2022 et le tracé canadien réunit une bonne partie des caractéristiques qui lui conviennent le mieux.
Callum Thornley, la révélation qui arrive de La Vuelta
Callum Thornley sera l'un des noms les plus intéressants de cette édition. Le Britannique de 23 ans a terminé quatrième dans la courte contre-la-montre inaugurale de La Vuelta à Monaco et a confirmé que ce n'était pas un hasard en terminant deuxième à Jerez, à moins de trois secondes de Küng. Il y a seulement un an, il était cinquième au Mondial U23. Maintenant, il abordera sa première contre-la-montre mondiale Élite comme l'une des alternatives aux grands spécialistes.
Le Royaume-Uni comptera également sur Ethan Hayter, deuxième dans la chrono inaugurale de La Vuelta, tandis que Josh Tarling ne sera pas à Montréal.
Seixas, McNulty, Del Toro et d'autres noms à suivre
Le parcours n'est peut-être pas celui qui convient le mieux à Paul Seixas, mais le Français a prouvé durant 2026 que sa performance contre la montre est déjà au niveau des meilleurs. Il a remporté une contre-la-montre à Itzulia et a été quatrième dans l'une des chronos du Tour de France.
Brandon McNulty est une autre des références habituelles de la spécialité et arrive après avoir été troisième au GP de Montréal dimanche dernier. Isaac del Toro, vainqueur précisément de cette course, disputera également la chrono, bien que le Mexicain trouve dans l'épreuve sur route un cadre plus proche de ses meilleures caractéristiques.
Ne devraient pas non plus être oubliés des noms comme le champion du monde 2022 Tobias Foss, Daan Hoole, Jakob Söderqvist, Mikkel Bjerg, Kasper Asgreen, Matteo Sobrero ou Stefan Bissegger.
Iván Romeo et Pablo Castrillo seront les atouts espagnols
Espagne comptera sur Iván Romeo et Pablo Castrillo dans la contre-la-montre masculine. Romeo revient à un Mondial après avoir été très proche du Top 10 à Kigali 2025. Le Vallisoletano a terminé 11ème dans cette contre-la-montre, disputée sur un parcours beaucoup plus montagneux, et revient maintenant avec une année d'expérience supplémentaire en catégorie Élite.

Castrillo complète la représentation espagnole et arrive également en tant que champion d'Espagne de contre-la-montre en titre. Tous deux aborderont un parcours où la capacité à rouler en position aéro à grande vitesse pendant presque tout l'effort sera beaucoup plus déterminante que l'année dernière au Rwanda.
Marlen Reusser est de nouveau la référence dans la contre-la-montre féminine
Si Evenepoel concentre une bonne partie de l'attention dans la course masculine, Marlen Reusser occupe une position similaire chez les femmes.
La Suissesse a obtenu à Kigali 2025 le titre mondial qu'elle poursuivait depuis des années, après avoir été deuxième en 2020 et 2021 et troisième en 2022. Maintenant, elle arrive à Montréal avec l'arc-en-ciel et avec des résultats récents qui soutiennent sa condition de référence.

Reusser a remporté cette année la contre-la-montre de 23,7 kilomètres du Tour de Suisse et a de nouveau triomphé en août dans la chrono de 21 kilomètres du Tour de France Femmes. Dans cette dernière, elle a battu de quatre secondes Lieke Nooijen, de 18 à Demi Vollering et de 20 à Zoe Bäckstedt.
La principale différence par rapport à Kigali sera le terrain. Là, elle a conquis le titre sur un parcours avec beaucoup plus de dénivelé ; Montréal offre un effort beaucoup plus rapide et aérodynamique, mais cela ne devrait pas non plus être étrange pour une coureuse avec ses caractéristiques.
Zoe Bäckstedt veut faire un autre pas
À seulement 21 ans, Zoe Bäckstedt apparaît déjà parmi les principales spécialistes mondiales. La Britannique a été deuxième derrière Reusser dans la contre-la-montre du Tour de Suisse, à 11 secondes, et quatrième dans celle du Tour de France Femmes, à 20 secondes.
Sa puissance et sa capacité à maintenir des vitesses élevées font qu'un parcours comme celui de Montréal pourrait lui convenir particulièrement bien.
Vollering et Nooijen renforcent les options néerlandaises
Les Pays-Bas compteront sur deux options très différentes mais tout aussi dangereuses. Demi Vollering, bronze mondial l'année dernière à Kigali, a terminé troisième dans la chrono du Tour de France Femmes à 18 secondes de Reusser. Bien que le profil canadien n'offre pas de grandes ascensions où exploiter sa capacité d'escalade, elle a largement prouvé qu'elle pouvait disputer une contre-la-montre de ces caractéristiques.
Lieke Nooijen arrive encore plus soutenue par ses résultats spécifiques contre la montre. Elle a été deuxième au Tour, à seulement quatre secondes de Reusser, et abordera le Mondial avec la possibilité de se concentrer pleinement sur cette spécialité.
Antonia Niedermaier, Elisa Longo Borghini, Kristen Faulkner, Lotte Kopecky, Taylor Knibb, Anna Morris et Vittoria Guazzini font partie du large deuxième groupe de coureuses capables de se rapprocher des positions de podium.
Mireia Benito et Paula Blasi représenteront l'Espagne
La contre-la-montre féminine comptera sur Mireia Benito et Paula Blasi comme représentantes espagnoles. Benito arrive avec une référence mondiale particulièrement précieuse. À Kigali 2025, elle a terminé 10ème Élite, entrant pour la première fois dans le Top 10 mondial après avoir réalisé une grande performance malgré des problèmes de communication par radio pendant l'épreuve.

Pour Paula Blasi, ce sera un Mondial différent. L'Espagnole a été bronze U23 dans l'épreuve sur route de Kigali et cette année, elle abordera les courses Élite. Contre la montre, elle a terminé 11ème dans la récente chrono du Tour de France Femmes, à 1:04 de Reusser, un résultat qui confirme sa progression également dans cette discipline.